Histoire de l'I.E.T.

Plus de 85 ans d'histoire

Notre école, avant de s’appeler IET-Notre-Dame était connue sous le nom d'Atelier d’apprentissage du Home Notre-Dame et Ecole Professionnelle du Home Notre-Dame.

Cette école professionnelle a été créée et est restée sous la juridiction de la Congrégation des Oblates du Coeur de Jésus de 1926 à 1981.

L’Institut des Oblates a été fondé à Montluçon par Louise Thérèse de Montaignac de Chauvance née le 14 mai 1820 et décédée le 27 juin 1885.

Les Oblates du Coeur de Jésus sont consacrées à reconnaître l’amour du Coeur de Jésus et a le rappeler sans cesse aux hommes.

Les constitutions disent :

Art.4 Rappeler aux hommes que Dieu les aime, dire cet amour avec audace et assurance, à ceux qui ne le connaissent pas est une exigence fondamentale de l’Institut ;
Art.5 Disponibles à l’Eglise servante et pauvre, nous voulons être au cœur du monde témoins de l’amour, faire connaître aux hommes le Dieu de toute tendresse.

Voici quelques grands événements qui ont marqué l’histoire de l’IET :

  • 1920 : Mademoiselle Hélèbe Misonne, cousine de Madame de Dorlodot, les R.P. Sevrin Recteur du Collège du Sacré-Cœur et Carlier jésuites demandent à la Supérieure Générale des Oblates du Cœur de Jésus d’envoyer trois sœurs à Charleroi, avec pour mission :
    • de fonder les œuvres de la protection de la jeune fille dont le siège se trouve à Fribourg (Suisse) et qui se nomment maintenant Service Catholique International pour la jeune fille ;
    • de s’occuper des catéchismes dans les écoles communales.
    • de s’occuper de l’animation spirituelle des forains.
    • 1922 :La Supérieure Générale demande 2 ans de patience. Le 19 Juillet 1922, Mesdames Anne-Marie Deschamps Supérieure et Agnès Mesureur et Philippart arrivent. Elles se mettent au travail aidées par des comités déjà constitués et qui sont ardents et agissants.
    • 1924 : Les locaux sont trop exigus, on décide la construction de l’actuel N°14 rue du Laboratoire sur un terrain vague contigu à la maison.
    • 1926 : Les œuvres de la Protection de la jeune fille assurent :
      • Secrétariat : bureau de renseignements, bureau de placement ;
      • Restaurant ;
      • Pension de famille pour jeunes employées ou travailleuses ;
      • Mission des gens ;
        On crée un atelier d’apprentissage où les jeunes filles se spécialisent en couture, confection, fine lingerie, broderie d’or.
        On crée un internat pour cet atelier et pour quelques petites orphelines en âge d’école primaire qui suivent les cours à St-André.
    • 1931 : Dans les archives on trouve à la date du 25 septembre 1931 une lettre de M. Vlaming, Directeur général du Ministère de l’Industrie du Travail et de la Prévoyance sociale disant à Mme de Diesbock : j’ai l’honneur de vous faire savoir qu’un rapport favorable m’a été remis sur l’activité de l’atelier d’apprentissage du home Notre-Dame ; ce document sera soumis prochainement à l’avis du comité permanent du conseil supérieur de l’Enseignement Technique.

      D’autres correspondances suivent régulièrement. Une note manuscrite propose à la Directrice de solliciter de l’Evêché, l’autorisation d’introduire les dossiers d’agréation. Que s’est-il passé ? On ne trouve aucune trace des suites de ces démarches.
    • 1942 : La structure de l’atelier d’apprentissage va se développer en 1942 sous le régime des "prolongations scolaires" qui étaient agréées par l’Education Nationale et jouissaient d’une grande faveur dans la région de Charleroi. Le promoteur principal était le sénateur Matagne qui montra toujours une grande bienveillance pour l’école, laquelle dépendait alors, dans une certaine mesure, de l’université du travail où siégeait le comité des prolongations scolaires.
    • 1947 : Suppression brusque des prolongations scolaires, ce pouvait être un drame et pourtant c’est une épreuve salutaire, l’école développe ses années d’études selon les exigences du ministère de l’instruction publique pour les écoles d’apprentissage 1ère Catégorie C3C1.
    • 1949 : Les bâtiments sont trop exigus, le 11 mars 1949 achat de la maison N°18 rue du Laboratoire chez Maïtre Camille Delmarche à Ransart (Signataires : Fernand Dupont, G. Kervyn de Meerendré et G. Warriche)
    • 1950 : Le 24 novembre 1950, le comité organisateur sollicite du Ministre de l’Instruction Publique, l’agréation de l’école.
    • 1951 : Le 28 août 1950, Mme G. Warichet démissionne et passe le poste de directrice de l’école à Mme F.M. Bourguignon.
      Le 10 septembre 1951, les bâtiments du fond de la cour 14-16 rehaussés et l’immeuble construit en annexe au fond du jardin du N°18 sont occupés par les élèves. le 20 septembre 1951, bénédiction de ces nouveaux locaux par Mgr Hunnen.
    • 1952 : Pendant les mois de juillet et août transformation et agrandissement des cours ménagers au 18. L’Arrêté Royal du 22-9-52 agrée l’école dans la catégorie C31 sous le N° 5.216 à partir du 1-9-51. La section des ainées 18-20 ans, prend une autre orientation et devient perfectionnement technique C1, CID "P.T." ou école professionnelle moyenne, assimilée aux écoles professionnelles moyennes avec section normale.
    • 1953 : L’école est trop petite, dès lors on entame la construction de 2 classes sur le jardin du n°18. Le 12 septembre 1953, Mme Kervyn de Meerendré part à Anvers et cède la place de Supérieure à Mme M.L. Fievet.
    • 1954 : L’inspectrice Devos organise l’examen d’aptitude pour la nomination de M. Thérèse Wang et M.T. Degrelle. La commission administrative aidée du R.P. Gonzette, de Mr Decorte statue le 16 février 1954. Le 20 mars 1954, bénédiction des 2 classes par M. le Chanoine Mariaule.
    • 1955 : Mme Fievet part à Anvers et cède la place de Supérieure à Mme G. Kervyn de Meerendré.
    • 1956 : Le 14 janvier 1956, le moniteur acte dans l’article 136 et 137. Les statuts et la nomination des administrateurs de l’ASBL Ecole d’apprentissage du Home Notre-Dame 14 rue du laboratoire 6000 à Charleroi (Présidente : Bertinchamps Julia, Secrétaire : Bourguignon Flore-Marie, Membre : Kervyn de Meerendré Ghislaine, Fievet Marie-Louise, Desmet Martha, Deglin Jeanne).
    • 1958 : L’Arrêté Royal du 28 mai 1958 agrée le perfectionnement technique CID "PT" à partir du 1 septembre 1957. Construction d’un bâtiment annexe sur les anciens cours ménagers du n°18, ces derniers étant jugés non fonctionnels.
    • 1959 : Bénédiction des locaux par Mgr Himmer. Le 1 septembre 1959, ouverture de la section soins de beauté "Coiffure" dans la catégorie E.P.S.S.
    • 1960 : Le 28 mai 1960, Mme G. Kervyn de Meerendré reçoit la décoration de la croix rouge pour les nombreuses préparations aux examens des petits samaritains et des juniors secouristes.

      Le 14 novembre 1960, un Arrêté Royal admettant la section C&D "PT" habillement, le 28 novembre 1960, achat du n052, rue de la Science, chez Maïtre Houbart à Charleroi (signataires : M. et Mme J. Dubreuil - G. Kervyn de Meerendré, F.M. Bourguignon)
    • 1961 : Le 1 septembre 1961, ouverture d’un cycle inférieur coiffure 2e année, M. l’inspecteur Debruyne n’acceptant plus le cycle supérieur étant les seules à l’avoir ouvert.
    • 1962 : L’école est trop petite le 31 juillet 1962, achat du n°12 rue du laboratoire chez Maître Lemaigre (Charleroi - Signataires = Constant Pouy, G. Kervyn de Meerendré, F.M. Bourguignon)
    • 1963 : Reclassement des sections dans l’enseignement technique en EPSI, EPSS, EPSC. L’école reçoit le n° 5.082.021 et est dénommée "Institut d’enseignement Technique Notre-Dame" contre l’appellation demandée "Institut professionnel Notre-Dame"

      Le 1 septembre : ouverture de la 4e année inférieure habillement et fin du cycle supérieure coiffure.
    • 1964 : Le 24 novembre 1964, achat du n°54, rue de la science chez Maître Van Bastelaer assisté de Maître Lemoigne (Signataires = Mmes Delbouve -G. Kervyn - F.M. Bourguignon)
    • 1965 : Le 19 mars, achat du N°56 et n°58 rue de la science chez Maître Logé (Namur), assisté de Maître Lemoigne (Signataires : J. Gillet, Ch de Montpellier d’Annevoie, G. Kervyn de Meerendré, F.M. Bourguigon)
    • 1966 : Le 2 août 1966 commencent des travaux de démolition des n°52-54-56-58 arrière rue de la science. Le 1 septembre, location du 1er étage avant de l’ancienne clinique Notre-Dame afin d’y installer des classes pendant les travaux.
    • 1967 : Le 2 février 1967, les murs sont terminés, le bouquet est sur le toit. Le 1 septembre 1967, Mme Kervyn part à Néris-les-bains et Mme Marthe Gaidé devient Supérieure.
    • 1968 : Construction d’un réfectoire en préfabriqué, réouverture du cycle secondaire supérieure Coiffure
    • 1969 : Ouverture de la section "Travaux de Bureau". Le 24 octobre 1969, achat du n°20 rue du laboratoie chez Maître Rouvez (signataires : Mme Devos, Marie-Madeleine et Henry Devos, Mme Gaide, Mme Bourguignon)
    • 1970 : Le 19 mars 1970, le moniteur au n°1580 acte le changement de dénomination de l’ASBL en Institut d’Enseignement Technique Notre-Dame et la nouvelle composition du conseil d’administration (Présidente : J. Bertinchamps, Secrétaire : F.M. Bourguignon, Membres = G. Kervyn de Meerendré, Fievet M.L., Bibot Marguerite, Deglon Jeanne).
    • 1975 : Le 24 avril 1975, le moniteur au n°2.888 acte la nouvelle composition du conseil d’administration. (Présidente : Fievet Marie-Louise, Secrétaire : Bourguignon F.M., Membres : G. kervyn de Meerendré, Bourdoux M.A., Bibot Marguerite, Deglin Jeanne)
    • 1977 : Le 16 juin 1977, monsieur le Ministre Joseph Michel délègue Mme M.J. Denis pour remettre la croix civique de 1ère classe pour les 25 ans de service à l’Etat à G. Bouchy, ép. Deneufbourg, F.M. Bourguignon, Mme Ernotte ép. panier, J. Fromont ép. Schollaerts. Mgr Samain remet la médaille du mérite diocésain à ces quatre professeurs pour les 25 années dans l’Enseignement Catholique. F.M. Bourguignon est nommée Chevalier de l’ordre de Léopold pour les 25 ans de direction.
    • 1978 : Le 22 février 1978 réunion importante à l’école pour étudier les modalités de fusion entre A.S.B.L. Institut d’Enseignement Technique Notre-Dame et le Collège du Sacré-Coeur. Sont présents : R.P. De Deckere, R.P. De Marneffe, Mme Bourdoux, Mme Fievet, Mme Bourguignon.
    • 1979 : Le 2 janvier 1979 : demande officielle de reprise du PO par l’ASBL Centre Scolaire du Sacré-Coeur. Le 6 août 1979 : acte établissant une collaboration pédagogique entre l’ASBL Centre Scolaire du Sacré-Coeur et l’ASBL Inst. d’Ens. Techn. Notre-Dame. (Signatures : C. De Deckere, G. de Marneffe, ML Fievet, FM Bourguignon). Le 1 septembre 1979 : ouverture de la 1ère année "rénové"
    • 1980 : Ouverture des 2èmes années type II H.D.M., Arts Déco, Coiffure, Travaux de Bureau
    • 1981 : Le 5 mars 1981, acceptation par le Centre Scolaire du Sacré-Coeur de reprendre l’école (Signataires : C. De Deckere - ML Fievet)

      Le 19 mars 1981, réunion d’informations pour la commission administrative, les professeurs avec le R.P. C. De Deckere et G. de Marneffe, le doyen Stevaux est présent.
    • 1983 : Location du 89 av. Meurée à Marcinelle pour la section Travaux de bureau.
    • 1985 : Achat du parking, rue de la Science et départ des formalités pour la construction d’un nouveau bâtiment.
    • 1987 : Début des travaux. Travaux de construction des nouveaux bâtiments scolaires
    • 1989 : Occupation de la salle de sports des nouveaux bâtiments
    • 1990 : Rapatriement de l’option Travaux de bureau de Marcinelle et des classes de 1e B de la rue du Laboratoire - Occupation totale du nouveau bâtiment n°62 rue de la science
    • 1991 : Nouvelle directrice : Mme Bertholet-Mathet. Ouverture de la 3ème technique de qualification en coiffure
    • 1992 : Ouverture de la 1e A en classe-atelier. Arrivée d’un préfet d’éducation : M. G. Nollet
    • 1993 : Ouverture de la 2e sciences et technique du foyer. Ouverture du cycle supérieur technique de qualification en coiffure Transformation de la 2ème Professionnelle Travaux de bureau en 2e Formation de base

    En recherche d’informations pour cette période ...


    • 2004 : Nouveau directeur à l’IET Notre-Dame, Denis Dehon
      Ouverture des options Aspirant en Nursing et Technicien Commercial. L’école compte jusqu’à 830 élèves en plein exercice.
    • 2006 : Nouveau préfet d’éducation, Yves Bastaits, ancien professeur à Gembloux.
      Achat de l’ancien internat des Sœurs. Création de quelques classes dans les anciennes salles d’étude et de loisirs de l’internat.
    • 2007 : Au Cefa, organisation de l’option Assistant aux Métiers de la Publicité
    • 2008 : L’école compte 897 élèves au plein exercice. Sans doute le maximum... Au Cefa, organisation de l’option Animateur (-trice)
      Création du projet d’accrochage scolaire. Engagement d’une assistante sociale temps plein. Le service d’accrochage scolaire est dénommé "La Passerelle"
    • 2009 : Grâce au plan UREBA, renouvellement des châssis et chaudières ... De belles économies en perspective.
    • 2010 : Installation d’une multithèque dans l’ancienne chapelle de l’Internat.

      L’IET Notre-Dame reçoit le prix de l’innovation pédagogique de Schola-ULB pour son projet d’accrochage pédagogique.
    • 2011 : Nouveau directeur à l'I.E.T. Notre Dame, Eric Van Den Bossche, ancien préfet d'éducation du Collège du Sacré-Coeur de Charleroi
      Début des travaux visant à rehausser les bâtiments n°52-54 et 56 pour les mettre au même niveau que le nouveau bâtiment. 8 classes seront ainsi créées.

      Ouverture de l'option Photographie en 5TQ et mise en place d'un nouveau projet Auschwitz qui amènera les élèves à visiter la Pologne dans le cadre des certifications de fin d'année.

    • 2012 : Fin des travaux du 3ème étage ;
      Rénovation complète du salon S6.

      Ouverture de la 6TQ Photographie et de la 7P Agent(e) Médico-social(e) ;
      Nouvelle demande pour l'option Agent(e) en Accueil et Tourisme
    • 2013 : Achat du 50 de la rue de la Science. L'établissement fait le pari  de l'installation de nouveaux salons de coiffure et d'esthétique à front de rue. Ceux-ci recevront la clientèle extérieure et permettront à nos élèves de travailler dans des conditions professionnelles optimales.

     

    Les écoles congréganistes

    De nombreuses congrégations religieuses, les paroisses, les diocèses ont joué un rôle important dans l’histoire de l’éducation… Chaque fondatrice, chaque fondateur a légué sa marque spirituelle propre. Aujourd’hui encore, les écoles s’efforcent de demeurer fidèles à cet esprit dans leur service d’éducation. (in Mission de l’école chrétienne, Conseil général de l’enseignement catholique, 2e édition, Bruxelles, janvier 2007, p. 17)

    Depuis le départ, les écoles dites congréganistes lient ainsi à la fois une initiative spirituelle et un projet pédagogique propre au fondateur ou à la fondatrice. Les congrégations et ordres religieux ont chaque fois développé des milieux de vie où la personne des jeunes était prise en compte dans son intégralité.

    Les projets initiaux n’ont cessé de se développer et de s’adapter aux défis de la société et de l’évangile. Ainsi, depuis de longues années, les congrégations et les ordres religieux présents sur le terrain de l’éducation et de l’enseignement sont engagés dans un processus de transmission de leurs traditions pédagogiques aux laïcs. Ce passage de relais, ou transmission des charismes fondateurs, cache peut-être des enjeux encore plus fondamentaux pour l’enseignement catholique en Belgique francophone.

    Revisiter, relier et faire vivre les spécificités léguées par les fondatrices et les fondateurs, ne doit pas cacher, l’obligation, voire l’urgence, d’élargir notre regard sur les enjeux de cette transmission. Faire revivre le charisme des fondateurs, c’est aussi construire des réponses aux bouleversements anthropologiques de nos contemporains, et singulièrement, ceux qui sont vécus chez les jeunes. Ces fondateurs ont toujours été modernes, habités qu’ils étaient par la rencontre avec Jésus-Christ et avec l’évangile, libres pour penser et regarder autrement le monde, tournés vers leurs contemporains pour les aider à changer le monde et le cœur des hommes. Tous ont pris le risque de la fondation, parfois contre les institutions de leur temps, parfois à la demande des évêques ou des communautés locales. C’est un tel legs qu’il faut faire vivre en partenariat avec les laïcs ; un esprit, une liberté, une spiritualité, une audace qu’il faut transmettre aujourd’hui.

     

    Modifié le: lundi 22 décembre 2014, 09:54